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SITES 11.2002
EXPOS
Montpellier




RIMES PERDUES

Un dernier matin
Un dernier matin avant que je parte.
Un dernier chagrin et je m’efface
Pour enterrer mon cœur éteint.

Je reviendrais, qui sait, un jour
Le front bronzé,
les yeux si lourds
Le cœur léger, voir mes amis
Et leur vie qui m’ennuie.



Décembre en cendres
Décembre
L’hiver se meurt
Le mois des dernières lueurs
D’espoir

Décembre
La pluie coule
Lave les trottoirs
Lave le sang


de la condamnation
Et des frissons
A chacun sa ration

Décembre
Mois de pleurs
Et de sueurs froides
Il fait chaud en hiver
Décembre en cendres


Sous le préau de la cour d’école
Tu te souviens, les matins froids
Alignés là, les yeux qui collent,
Le cartable rempli de cahiers droits

Le maître grondait les enfants sales
Bruyants, agités
et sournois.
Moi je rêvais dans les grandes salles
Où nous étions, les mains en croix



Force de mordre

C'est la gloire
Pour le nouveau gangster
Représentant de la loi
Du plus fort,
C’est toujours toi :
Fonctionnaire ordinaire
En faction meurtrière



Alien-nation
Quand mon zippo s’enflamme
Je rime avec Jane
Je monte jusqu’aux cimes
Ne fume que du Millésime
Wasted comme Gretna-green
Stoned comme Sharon



Mal connu
1997
Un dernier café a la main
La deraison flottante
Et l’humeur vague de s’en aller
réparer les morceaux brisés
La couleur du sang qu i perle
La joie d’un enfant sans père
Arme au poing, vide au coeur
Destin serré dans un long quart d’heure
Enchanté de n’avoir pu differe
La dernière chanson
Le dernier requiem
Qui ne revient qu’une fois
Après les reins qui implosent, les lèvres fripées,
Violacées de douleur égarée
La souffrance s’evapore
Comme un alcool